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Communauté

Géospatial et réconciliation : une responsabilité collective

IR
Isabelle Roy·Professeure, UQAM
·1 juin 2027·5 min de lecture

La réconciliation avec les peuples autochtones n'est pas seulement une question politique : c'est une responsabilité qui interpelle directement notre communauté géospatiale. Les données géospatiales, les cartes et les systèmes d'information géographique ont joué un rôle historique dans la colonisation des territoires autochtones. Il est temps de retourner ces outils vers la justice.

GeoMTL 2027 accueille pour la première fois une conférence entièrement dédiée aux relations entre le géospatial et les droits autochtones, présentée par Robert Cloutier du Gouvernement de la Nation crie.

Le travail de Robert et de son équipe est exemplaire : co-développer des outils géospatiaux adaptés culturellement, qui permettent aux Premières Nations de documenter leurs territoires ancestraux selon leurs propres termes, d'appuyer leurs revendications territoriales avec des données robustes et de transmettre leurs savoirs géographiques traditionnels aux jeunes générations.

Mais la réconciliation géospatiale va au-delà des projets individuels. Elle implique de repenser la gouvernance des données géospatiales sur les territoires autochtones, le droit à la souveraineté des données pour les Premières Nations, Métis et Inuits, et la formation d'une nouvelle génération de professionnels géospatiaux autochtones.

GeoMTL s'engage dans cette direction : à partir de 2027, nous réserverons des bourses de participation pour les étudiants autochtones en géomatique et nous inclurons systématiquement des perspectives autochtones dans notre programmation.